Données personnelles : Facebook tente de calmer les esprits

Mercredi 26 mai : face à la grogne des politiques et des utilisateurs, le réseau social annonce une simplification des paramètres de confidentialité et assure, par la voix de son fondateur de 26 ans, qu’il ne donne pas accès aux informations personnelles de ses membres. Facebook serait-il finalement gentil?
Pour rappel, en avril dernier, Facebook a une fois de plus modifié sa politique relative aux données personnelles en permettant à tous, et notamment aux concepteurs des applications Facebook, des tiers au réseau social, d’avoir accès aux informations suivantes : le nom de vos amis, votre photo de profil, votre sexe, identifiant, contenu partagé non protégé, les pages auxquelles vous vous inscrivez en tant que «fan», votre région géographique …
En somme : du pain béni pour les publicitaires et curieux en tout genre.
Depuis 2005, date de sa création, Facebook procède ainsi à un lent mais très efficace anéantissement des contenus qualifiés par défaut de privés, ou accessibles par vos «amis» uniquement.
Pourtant, en l’absence de règles juridiques claires relatives aux réseaux sociaux et dans la mesure où l’utilisateur a accepté, lors de son inscription sur le site, l’ensemble des conditions générales d’utilisation du site, Facebook agit en toute légalité.
L’annonce médiatique faite par Facebook ne constitue cependant pas un retour en arrière sur cette tendance. Le modèle économique de Facebook fonctionnant sur la publicité ciblée, le contraire nous aurait surpris.
En effet, il s’agit uniquement d’une simplification des réglages, qui devra permettre aux utilisateurs de contrôler plus facilement les informations et le contenu partagé, et accessible aux tiers.
Reste que par défaut, les contenus précités sont accessibles à tous, de sorte que l’utilisateur doit, pour protéger son profil et les informations qu’il contient, paramétrer lui-même son compte Facebook.
Faute d’entreprendre une réelle politique de protection des données, Facebook pourrait à tout le moins sensibiliser ses « jeunes utilisateurs » qui n’ont pour la plupart pas conscience des conséquences que peut avoir la divulgation des informations sur ce type de réseau sociaux.
La prudence s’impose pourtant; c’est leur vie privée qui est en jeu.
Source :
-Site le figaro; –Voir le document

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