
L’IA ne détruira pas la profession d’avocat, elle vient la déshabiller.
Face à la déferlante des IA génératives, l’avocat n’a que deux options : subir l’érosion ou bâtir ses propres armes.

Face à la déferlante des IA génératives, l’avocat n’a que deux options : subir l’érosion ou bâtir ses propres armes.

L’IA va-t-elle prendre votre travail ? La question revient en boucle, dans les médias, dans les entreprises, autour des tables de famille. Et pour cause : selon les estimations qui circulent, des centaines de millions d’emplois pourraient être affectés par l’intelligence artificielle dans la décennie qui vient.

La directive (UE) 2024/2853 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2024 relative à la responsabilité du fait des produits défectueux s’appliquera aux produits mis sur le marché ou mis en service à compter du 9 décembre 2026.

En 2026, plus d’un milliard d’individus utilisent quotidiennement des grands modèles de langage. Un chiffre vertigineux, qui masque une réalité bien moins reluisante : nous sommes en train de confier notre esprit à des machines qui ne font que recycler des statistiques.

Dans une tribune publiée le 20 mars 2026, Arthur Mensch, cofondateur de Mistral AI, propose la mise en place d’une contribution financière obligatoire pour les entreprises d’IA utilisant des contenus accessibles en ligne afin d’entraîner leurs modèles.

Toute avancée technologique s’accompagne inévitablement de dérives.

Ces entités qui prospèrent sur le contentieux plutôt que sur l’innovation menacent désormais l’économie de la donnée et l’intelligence artificielle. Il est temps de leur opposer une stratégie de défense méthodique, technique et juridique.
Par Gérard HAAS, avocat à la Cour, associé fondateur du Cabinet HAAS Avocats

Dans le domaine de la lutte contre la désinformation, les plateformes de messagerie dites « privées » constituent aujourd’hui un angle mort persistant des dispositifs réglementaires européens.

L’intelligence artificielle s’impose en entreprise avec des gains de productivité potentiellement considérables. Mais derrière l’innovation peut se cacher l’ingérence économique : l’exploitation de failles technologiques par des acteurs étrangers pour accéder à des données stratégiques ou influencer des décisions.

Parmi les inquiétudes que suscite Donald Trump à la Maison Blanche, la protection des données européennes face aux géants américains est bien classée.
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