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E-commerçants : commencer l’année 2026 en conformité

Sécurisation juridique de l’activité, accroissement de la confiance des clients et partenaires, différenciation concurrentielle et autres leviers de valorisation…
Jeune homme utilisant un ordinateur portable pour naviguer sur une boutique e-commerce, illustrant la conformité juridique pour les e-commerçants en 2026.

Autant d’arguments rendant incontournable une vérification en profondeur de la conformité juridique de vos boutiques en ligne et plateformes, ainsi que de leurs documents contractuels respectifs (CGU, CGV, mentions légales, Conditions de services etc.)

Le commerce en ligne est aujourd’hui au cœur d’une surveillance réglementaire accrue. En 2024, la DGCCRF a contrôlé 64 979 établissements et sites internet, notifié 2 356 amendes administratives et transmis 3 447 procédures pénales au Parquet.

Face à une réglementation en constante évolution (DSA, RGSP, RGPD, IA Act), les opérateurs doivent impérativement s’assurer de la conformité de leur activité.

Des contrôles DGCCRF renforcés : quels risques pour votre plateforme ?

La DGCCRF intensifie ses contrôles sur les sites e-commerce et les signalements des consommateurs sont en hausse : 318 000 en 2024 contre 215 000 en 2023, dont 144 620 portant directement sur les sites internet.

Des suites administratives et pénales aux conséquences lourdes

Les suites données par la DGCCRF à ses contrôles peuvent être :

  • Pédagogiques (avertissements) ;
  • Correctives (injonctions de remise en conformité avec ou sans astreinte, réquisitions numériques, retrait, rappel, suspension de la commercialisation d’un produit) ;
  • Répressives (amendes administratives, procédure contentieuse administrative ou pénale, publication des décisions).

Les sanctions et injonctions peuvent être rendues publiques, notamment sur le site et les réseaux sociaux de l’entité concernée. Cette publicité constitue un risque majeur pour la réputation et l’image de marque des entreprises.

Les principaux motifs de sanctions

Les amendes infligées en 2024 portent principalement sur :

  • L’information sur les prix ;
  • Les conditions particulières de vente ;
  • Les pratiques commerciales trompeuses ;
  • Les délais de paiement ;
  • Les règles de concurrence ;
  • Les pratiques de consommation durable.

La présence de clauses abusives dans les CGV ou CGU de votre boutique en ligne ou plateforme constitue également un risque majeur, quelle que soit la taille de votre entreprise.

Audit de vos boutiques et plateformes en ligne ! pourquoi agir dès 2026 ?

Disposer d’un cadre juridique conforme pour votre activité en ligne permet de se prémunir contre d’éventuels litiges clients ou partenaires, ainsi qu’à l’égard d’éventuelles sanctions de la DGCCRF. Il s’agit également d’assurer une exploitation sereine de votre site ou de votre plateforme tout en renforçant la confiance de vos clients pour favoriser votre croissance.

Le cadre réglementaire applicable aux activités en ligne s’est considérablement enrichi. Les obligations légales issues du droit de la consommation (informations précontractuelles, droit de rétractation, modération des contenus illicites, suspension de services) s’accompagnent désormais d’exigences issues de règlements européens dont la non-conformité peut vous exposer à des risques considérables (jusqu’à 6% de votre CA moyen pour une non-conformité au DSA et jusqu’à 4% pour une violation du RGPD).

Les nouvelles obligations réglementaires incontournables

Le DSA[1] impose aux plateformes en ligne des obligations renforcées de transparence et de sécurité. Le RGPD [2] encadre la collecte et le traitement des données personnelles des utilisateurs. La Directive antigreenwashing[3] interdit les allégations environnementales trompeuses. L’AI Act[4] règlemente le recours aux systèmes d’intelligence artificielle. L’accessibilité numérique s’impose également progressivement à un grand nombre d’acteurs qui doivent démontrer leur niveau de conformité.

CGU, CGV, mentions légales : des obligations légales

Le Code de la consommation impose aux professionnels exploitant des boutiques en ligne des dispositions précises relatives aux garanties légales, au droit de rétractation et au processus de médiation accordés aux consommateurs. Les mentions légales, CGU, CGV doivent être accessibles sur votre site, à jour et exemptes de clauses abusives. La rédaction de ces documents contractuels doit répondre aux exigences des textes successifs : loi Hamon, loi Macron, loi pour une République Numérique, loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique.

Un audit régulier de votre site permet de détecter les clauses illicites ou déséquilibrées avant qu’elles ne soient relevées par un contrôle ou une plainte de consommateur.

Approche préventive : un levier clé de la conformité

Face à ces évolutions règlementaires, les entreprises doivent adopter une approche préventive de la conformité. Cela implique notamment :

  • La mise en place de processus internes et de veille de conformité ;
  • L’audit régulier des pratiques commerciales et des algorithmes utilisés sur vos interfaces ;
  • La formation des équipes opérationnelles et marketing aux exigences réglementaires ;
  • L’anticipation des contrôles par des procédures adaptées et réactives permettant de mettre en place les mesures correctives nécessaires avant la sanction.

En 2026, la conformité des boutiques en ligne et des plateformes représente un enjeu à la fois juridique, commercial et réputationnel. Au-delà de la sécurisation juridique, un audit complet de votre site internet et de vos interfaces constitue un levier de différenciation concurrentielle et de valorisation de l’entreprise, notamment dans le cadre d’opérations de cession ou de levée de fonds.

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Le Cabinet HAAS Avocats est spécialisé depuis trente ans en droit des nouvelles technologies et de la propriété intellectuelle. Il délivre un accompagnement spécifique aux plateformes et places de marché. Contactez-nous pour être assisté dans vos démarches. Dans un monde incertain, choisissez de vous faire accompagner par un cabinet d’avocats fiables. Pour nous contacter, cliquez ici.

[1] Digital Services Act (DSA) Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques

[2] Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016, relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données

[3] Directive antigreenwashing (UE) 2024/825

[4] Règlement européen sur l’intelligence artificielle (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024

Personne en train de tamponner un document officiel, illustrant la conformité RGPD et la gestion des obligations pour les collectivités territoriales.
RGPD
Jeudi 2 avril de 11h à 12h

RGPD et collectivités territoriales

Obligations et plan d’action pour les nouveaux responsables